Comment fonctionne la classe ?

Comment fonctionne la classe ?

Groupes d’apprentissage, plan de travail, brevets, différenciation, autonomie … Voilà ce qui résume le fonctionnement de la classe.

L’avantage de notre métier est de pouvoir choisir sa pédagogie. Les enfants apprennent mieux quand l’enseignant se sent bien et dans sa classe et dans sa manière d’enseigner.

Je me suis donc inspirée de différentes pédagogies, mouvements, idées pour faire quelque chose qui me convient et convient à ma classe. Selon les années, le fonctionnement peut évoluer : je peux laisser plus d’autonomie aux élèves ou un temps plus long à l’accueil ou alors favoriser le travail en groupe.
Il n’y a pas une pédagogie que j’aime moins ou que je préfère … je prends ce qui me parle, me touche dans chaque pédagogie et en fait un mélange afin que mes élèves apprennent et progressent en confiance.

L’accueil

Le temps d’accueil est long mais structuré. Les enfants ne sont pas en jeux libres.
Cet accueil s’inspire de la pédagogie Montessori. J’observe chaque enfant tout au long de la journée, ses difficultés, ses réussites, ses périodes sensibles. Et en fonction de ces observations (notées dans un cahier), je présente à un enfant (ou petit groupe de 2-3) des activités adaptées.

Chaque enfant prend une activité, s’installe, la mène au bout, demande une validation ou prend son activité en photo puis range.

Mon rôle durant ce temps ? observer, aider les élèves qui ne savent quelle activité choisir, accompagner. J’en profite aussi pour faire de la remédiation et travailler l’écriture du prénom (en majuscule ou cursif selon l’enfant).
Au fil de l’année, les élèves se présentent les activités entre eux.

Les groupes d’apprentissages

Le temps d’accueil permet un temps d’apprentissage individuel. Les élèves apprennent et progressent ainsi, c’est évident. Mais il manque quelque chose … j’aime avoir un projet fédérateur pour la classe entière. C’est au moment de ces groupes d’apprentissages que je le travaille.

Lors de ce moment, un groupe est avec l’ATSEM, un groupe avec moi et un groupe en autonomie.
Les groupes ne sont pas fixes : les sections se trouvent souvent mélangées, les effectifs ne sont pas équivalents.

Je crée les groupes en fonction de la compétence travaillée et du besoin des élèves. Un PS très performant en langage oral peut faire la séance avec les MS, à l’inverse un GS faible peut venir mener le jeu de langage chez les PS et travaillera ainsi la syntaxe, se faire comprendre par les autres … De même en écriture, un PS très à l’aise au niveau graphique peut participer à une séance d’écriture avec les MS ou un MS écrire en cursif avec les GS …
Les élèves ne sont pas gênés par ces mélanges, ils regardent s’ils sont seul ou avec l’ATSEM ou avec moi.

Les séances sont donc différentes sur la journée et sur la semaine. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de faire faire une séance à un enfant qui a acquis les compétences : donc comme en autonomie, les élèves ne font pas tous la même chose avec moi. Cela demande un cahier journal très détaillé et un suivi des compétences de chacun, mais cela permet aux élèves de ne pas s’ennuyer ou de ne pas être en difficulté.
J’arrive ainsi à construire des séances sur le projet de la classe qui me semblent au plus proche de chacun.

Le groupe avec l’ATSEM

Souvent le groupe de PS, en graphisme, en art ou en réinvestissement de jeux langagiers, découverts avec moi en groupe.

Quand les PS sont avec moi, l’ASTEM n’est pas dans la classe. J’essaye de rendre les MS GS le plus autonomes possible, ce qui n’est pas toujours facile
« Maitresse ! Maitreeessse ! Maitressssssssssse !!! Regarde ce que j’ai fait ! « 

L’autonomie

Il reste selon les moments entre 6 à 15 enfants en autonomie.

Les PS ont des brevets (merci à Maternailes, pour les premiers).

Quand ils ont réussi une activité plusieurs fois, ils peuvent la cocher. Ils voient ainsi leur progression sur la compétence ou le jeu.

Les MS et les GS ont des plans de travail différenciés, portant sur le projet en cours. J’essaye, m’inspirant des intelligences multiples, de mettre sur chaque plan de travail une entrée par le langage oral, le langage écrit, une plus artistique, de manipulation et une mathématique. Les élèves choisissent leur activité en autonomie.

plan de travail
plan de travail – langage écrit
plan de travail
plan de travail – maths
plan de travail2
plan de travail – coloriage – langage écrit

Il est donc possible d’avoir une dizaine d’activités différentes en autonomie. C’est pour cela qu’il faut prendre le temps de leur expliquer le fonctionnement, le matériel doit être parfaitement rangé et accessible aux enfants. En tout début d’année, je ne prends pas de groupes avec moi sur 1 ou 2 semaines et je reste ainsi disponible pour aider les élèves à utiliser leur plant de travail.

« Les enfants ne sont pas libres de faire ce qu’ils veulent, mais libres de vouloir ce qu’ils font. »

 

5 comments

Les activités en autonomie sur les plans de travail (lors des moments de groupes) sont créées en fonction du projet en cours. Elles sont accessibles aux enfants à tout moment de la journée.
Certains enfants les font au moment des plans de travail mais les font aussi le lendemain à l’accueil.
Ils peuvent faire comme ils le souhaitent.
De même, j’utilise parfois des jeux de classe dans les plans de travail, jeux qui sont aussi utilisés à l’accueil de manière libre.

En fait, dans la classe, les enfants ont accès à toutes les activités qu’ils veulent : jeux des plans de travail, peinture, puzzle, jeux de construction, bibliothèque … Les activités des plans de travail sont imposées à ce moment mais peuvent être faites aussi à un autre moment, en plus .

Ton fonctionnement est très intéressant, une chose m’échappe, qui valide les élèves en autonomie ? Si j’ai bien compris, tu mène une séance avec un groupe autour d’un projet tandis que l’atsem a un groupe et les autres sont sur un plan de travail? Je travaille un peu comme ça, je trouve difficile de gérer ma séance avec la gestion des élèves en autonomie. Merci pour le partage !

Les activités en autonomie sont prévues afin qu’ils n’aient pas à venir de demander de l’aide. Si jamais ils ont besoin, je leur demande déjà de s’aider entre eux (et à force de le répéter cela fonctionne!).
Les activités sur fiches sont rangées dans un tiroir et je vérifie plus tard. Pour les activités de manipulation, les enfants prennent en photo dès que le travail est terminé avec l’application ABCPhotoBook. Je regarde ensuite les photos et demande de refaire si la consigne n’a pas été respectée sinon je garde trace de leurs réussites ou difficultés pour les prochaines activités.

Je construis aussi la séance avec moi de manière à avoir un temps libre (même très court) qui permet de relancer ceux en autonomie, de venir les voir.

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